Le Congo qui pleure et le Congo qui rit

Témoignages de ce que vivent les populations Congolaises dans une zone sous occupation du M23

Le Congo qui pleure et le Congo qui rit

Pendant que Ferre Gola (soutenu par Denise Nyakeru ), Fally Ipupa (soutenu par Louise Mushikiwabo) , d’autres artistes congolais ainsi que plusieurs de nos politiciens s’évertuent à distraire les congolais voici ce que vivent nos compatriotes à l’Est du pays . (Cf témoignages ci-dessous)

Face à tant de souffrances , avons-nous besoin de remplir nos stades et autres lieux de festivités ou devrions-nous plutôt nous mobiliser pour bouter dehors les criminels rwandais déversés sur le sol congolais par le régime de Kigali?

Pendant que divers experts de l’ONU et autres confirment dans leurs rapports le rôle du Rwanda dans le chaos semé et entretenu en RDC, plutôt que de dénoncer avec eux cette tragédie quelques congolais continuent à jouer le jeu des occupants en détournant dangereusement l’attention de notre population .

Fally Ipupa, Ferre Gola et consorts se vantent d’avoir rempli le stade des martyrs pour chanter et danser dans un pays en guerre et au moment où l’ennemi a déjà atteint kinshasa : Quelle indécence et quelle inconscience ! Nous sommes une nation , nous ne pouvons pas faire preuve d’autant d’irresponsabilité, de manque de compassion et de solidarité pour nos compatriotes . Honte à vous!

RC/Résistance Congolaise

Voici ci dessous quelques témoignages de ce que vivent les populations Congolaises dans une zone sous occupation du M23

13 témoignages recueillis auprès des victimes par Human Rights Watch.

*1.*

«Ils ont voulu nous violer. Ma mère a dit non, alors ils lui ont tiré une balle dans la poitrine et elle est morte sur-le-champ. Puis 4 d’entre eux m’ont violée. Alors qu’ils me violaient, l’un d’eux a dit : “Nous sommes venus du Rwanda pour vous détruire.” Femme de 46 ans

*2.*

«Le M23 nous a dit “Quiconque est contre nous mourra. Nous ne venons pas nous battre, nous sommes ici pour reprendre nos terres”. Les combattants du M23 ont violé des femmes et ont battu des personnes. Nous devions travailler dans nos champs et leur donner nos récoltes»

*3.*

« Il [un habitant de Kanombe]est allé au champ chercher de la nourriture sans autorisation et le M23 l’a tué – il avait 31 ans. Nous avons retrouvé son corps dans le champ plus tard. » un habitant de Kanombe ayant vécu l’occupation du M23.

*4.*

«Le M23 harcelait les gens et pillait les maisons. Ils prenaient ce qu’ils voulaient et emmenaient les hommes. Je ne sais pas où ils les emmenaient… Au bout de deux semaines, ils ont commencé à violer des femmes. Ils se fichaient que nous soyons mariées ou non. Ils sont venus chez moi le soir du 20 février. Ils ont dit à mon mari de partir. Ils étaient sept, et cinq m’ont violée. Mon mari n’a pas supporté ce qui m’est arrivé et m’a quittée. J’ai dû fuir toute seule, à travers la forêt.» une habitante de Kitshanga de 22 ans.

*5.*

«Après que mon mari est parti au travail, cinq hommes sont venus et ont frappé à ma porte vers 10h… Ils ont dit qu’ils faisaient partis du M23 et m’ont demandé si j’étais mariée. J’ai répondu que oui. Ils m’ont tous violé. J’ai crié mais mes voisins étaient trop effrayés pour venir m’aider. Je leur ai proposé de l’argent, ils ont dit non. J’ai imploré leur indulgence. Mais ils m’ont quand même tenu les mains et les jambes et m’ont violée jusqu’à ce que je perde connaissance. Maintenant, je suis enceinte et je ne sais pas de qui est ce bébé. J’ai tellement honte. Mon mari est parti pour de bon.» une habitante de Kako, 28 ans.

*6.*

«Ils nous ont accusés d’appartenir aux FDLR et ont dit que nous collaborions avec des meurtriers. Ils ont déchiré mes vêtements, je pleurais et les suppliais de me tuer plutôt que de me violer. Ils m’ont violée l’un après l’autre. Je criais tellement. Quand le troisième m’a violée, j’ai perdu connaissance. » une femme de Kitshanga, 37 ans

*7.*

«Le M23 nous suivait et quand nous sommes arrivés à un endroit appelé « Volcan », mon mari a reçu une balle dans le dos. Il est tombé raide mort et je ne pouvais pas rester parce que les balles pleuvaient sur nous. Je ne sais même pas s’il a été enterré.» veuve de 62 ans.

*8.*

«Nous étions à la maison en train de nous préparer à fuir lorsque l’obus a frappé. Notre maison était à côté d’un hôpital. Beaucoup d’obus sont tombés et beaucoup de gens sont morts.» un homme de Kitshanga, 32 ans

*9.*

« Je connais neuf personnes qui sont mortes à cause du bombardement du M23. Nous avons entendu environ 24 obus d’artillerie tomber sur Karuba et ses environs. » Une femme habitante de Karuba.

*10.*

Lorsqu’ils sont entrés, ils ont dit qu’ils s’en prendraient à ceux qui avaient protégé les FARDC. Ils ont dit qu’ils venaient pour reprendre leurs terres, et que si nous laissions les FARDC revenir, ils nous tueraient tous. Ils ont forcé les hommes à porter leurs affaires et leur ont dit de les rejoindre. Ils ont pillé les maisons et pris nos affaires.» Une femme de Kausa, 20 ans

*11.*

«Le M23 est arrivé dans la nuit du 26 octobre. À 6 heures du matin, le 27 octobre, plusieurs d’entre nous sont allées se cacher dans la forêt. Vers 14 heures, des membres des FDLR nous ont trouvées en train de nous cacher. Ils nous ont toutes violées» femme de 60 ans.

*12.*

«J’ai vu 2 hommes se faire fouetter, avant d’être relâchés. Les rebelles [Nyatura] m’ont appelée et m’ont dit que je soutenais le M23. J’ai dit que ce n’était pas vrai. Les autres sont partis et une femme a emmené mes enfants. J’ai passé deux heures à essayer de négocier pour qu’ils me laissent partir, en vain. L’un d’eux m’a dit de le suivre et m’a emmenée dans une petite maison, où il m’a violée. Il a dit que si je résistais, il me tuerait. » Femme de Kitshanga, 35 ans.

*13.*

«Ils ont demandé de l’argent à mon mari. Il a répondu qu’il n’en avait pas. Quand ils l’ont fouillé et ont trouvé 100 000FC, ils l’ont battu. Puis 3 d’entre eux m’ont violée. Ils ont détaché le tissu qui tenait mon bébé dans mon dos et l’ont déposé à côté de mes autres enfants. Ils ont déchiré mes vêtements et m’ont violée sous les yeux de mes enfants et de mon mari.» Femme de Kitshanga, 30 ans.

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