Silence de morts des autorités congolaises:
Chérubin OKENDE déjà 6 mois à la morgue . Une mauvaise habitude des Tshisekedi qui ont procédé à l’inhumation d’Etienne Tshisekedi au bout de 2 ans ….

Le rapport d’autopsie exigé par la famille Okende
La famille de Chérubin Okende a émis un ultimatum de 72 heures en direction du procureur, réclamant la mise à disposition immédiate du rapport d’autopsie. En l’absence de cette publication, la famille a déclaré son intention d’inhumer le défunt.
Par Patrick Mputu

Chérubin Okende, ancien ministre des Transports retrouvé mort criblé de balles en juillet 2023 dans les rues de Kinshasa. @Photo Droits tiers.
publié le 26 janvier 2024
L’illustre disparu, dont le décès a suscité des questions et préoccupations, a été soumis à une autopsie dans le cadre de l’enquête en cours. Cependant, jusqu’à présent, la famille n’a pas eu accès aux conclusions médicales cruciales.
Cette situation a conduit la famille à prendre des mesures radicales en fixant un ultimatum strict de 3 jours au procureur près le parquet de grande instance de la Gombe pour publier le document. “Il vous souviendra que par notre lettre du 19 septembre 2023, nous sollicitons pour compte de la famille de l’honorable Chérubin Okende Senga, la suite réservée au dossier ouvert à votre office, ainsi que les résultats de l’autopsie réalisée depuis. À ce jour, la famille, qui continue à faire son deuil prolongé, veut être fixée dans les 72 heures, sur l’état du dossier et les conclusions de l’autopsie réalisée, car elle se propose de conduire l’illustre disparu dans sa dernière demeure”, apprend-on de la correspondance du collectif des avocats de la famille.
– La vérité avant tout –
L’avocat de la famille, Me Laurent Onyemba constate tout simplement un manque de volonté. Sur RFI, il a exprimé son dépit. « Nous pensons, comme on le dit chez nous, qu’on ne peut pas nous offrir une chèvre et marcher sur la corde qui lie la chèvre. Demander à la famille d’enterrer l’honorable Chérubin Okende sans préalablement mettre à sa disposition le rapport, signifie, en fait, organiser un procès avec les coupables désignés qu’ont été les chauffeurs et les gardes du corps qui ont servi uniquement d’alerte pour nous dire que monsieur Okende venait d’être enlevé dans les installations de la Cour constitutionnelle. Et donc, nous disons pour l’instant qu’il n’y a aucune volonté ni politique, ni judiciaire à vouloir faire la lumière sur l’affaire de l’honorable Chérubin Okende et que la famille n’entend pas l’enterrer tant que la vérité n’est pas élucidée. »
Ainsi, les proches de l’ancien ministre des Transports appellent le pouvoir à divulguer le rapport d’autopsie pour apaiser les inquiétudes de la famille et garantir la confiance en la justice congolaise. Jusque-là, c’est le silence radio.
La dernière communication officielle sur l’enquête remonte au 19 juillet, soit six jours après la découverte dans sa voiture, le 13 au matin, du corps criblé de balles de Chérubin Okende, un proche de l’opposant et ex-candidat à la présidentielle, Moïse Katumbi.
Le procureur général près la Cour de cassation avait alors indiqué que plusieurs personnes étaient entendues dans l’enquête, à laquelle participaient divers experts, congolais, mais aussi étrangers, en “police scientifique, cybercriminalité, télécommunication cellulaire, médecine légale…”. Le parquet de Kinshasa assure seulement qu’il communiquerait “le moment venu” à propos de l’enquête sur le meurtre de l’opposant.
L’émotion était vive après l’assassinat de l’ex-porte-parole du parti Ensemble pour la République de l’opposant Katumbi. Les clichés de son corps retrouvé sans vie dans sa voiture et percé par des balles étaient glaçants, mais surtout, faisaient penser au double meurtre des activistes Chebeya et Bazana sous le régime Kabila. Pour l’opposition. Il s’agit d’un « assassinat politique ».
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