Denise Mukendi Dusauchoy livrée à Kinshasa par la Tanzanie : La grande mascarade d’une « justice » sous influence – Implication particulière de deux pays occidentaux

Réaction du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC en sigle ) 


Le CNRC a suivi de près l’opération visant la remise à Kinshasa de Mme Denise Mukendi Dusauchoy ( influenceuse et agente de renseignement congolaise, entrée en dissidence ) par les autorités tanzaniennes , et a pu constater à quel point cette affaire n’est pas une simple opération judiciaire, mais plutôt une opération politique et stratégique dans laquelle des intérêts rwandais , occidentaux et ceux du gouvernement godillot congolais sont clairement entrés en jeu.

Selon les informations recueillies par les réseaux du CNRC à l’intérieur et à l’extérieur du pays, deux puissances occidentales ont joué un rôle majeur dans cette opération afin de préserver leurs intérêts stratégiques dans la région des Grands Lacs. Ainsi, grâce à ses moyens de surveillance très développés dans la région, c’est l’un de ces deux pays qui a d’abord informé Kinshasa du projet de Denise Dusauchoy de se rendre en Tanzanie, permettant aux autorités congolaises (après vérification et confirmation) de préparer son interception. Le CNRC a également appris, grâce aux réseaux de M. Honoré Ngbanda , que c’est sous la pression d’une autre puissance occidentale que Dar es Salaam a facilité la remise de l’influenceuse au gouvernement de malfrats congolais.

En effet, tout observateur averti sait que Kinshasa qui reproche en apparence à Denise Duchaussoy ses accointances avec Kigali ne vaut pourtant pas mieux (nous y reviendrons).

L’une des questions qui se posent n’est donc plus seulement de savoir comment rendre justice dans l’affaire Denise Dusauchoy, mais pourquoi des puissances étrangères ont jugé stratégique de contribuer à sa « neutralisation ». Car de quelle justice parle-t-on ?

C’est un secret de polichinelle , la RDC n’est pas un État où la justice fonctionne normalement. Félix Tshisekedi l’a publiquement reconnu lui-même. Les rapports de l’ONU ou de différentes ONG de défense des droits de l’homme sont éloquents : les femmes congolaises continuent d’être victimes de violences sexuelles et de violences fondées sur le genre dans des proportions dramatiques, tandis que l’impunité demeure massive. À ce jour, plus de 500 000 femmes ont été violées en RDC et pratiquement pas un seul auteur de ces viols n’a été traduit en justice .

Les faits parlent d’eux-mêmes, la RDC est bel et bien devenue l’un des pires pays au monde pour les femmes , et l’on parle désormais de féminicide pour décrire à quel point les femmes y sont menacées.

Dans ces conditions, prétendre livrer une femme aux autorités congolaises, constitue nécessairement une démarche destinée à rendre justice, relève d’un cynisme de mauvais goût. Et c’est d’autant plus choquant en sachant que la Tanzanie est dirigée par… une femme !

Pourquoi ce pays n’a-t-il pas fait preuve d’autant de zèle dans le cas de Joseph Kabila dont la Tanzanie continue à bénéficier des largesses financières depuis des années , alors que les multiples crimes de ce dernier sont pourtant largement documentés aujourd’hui ? Kinshasa l’a même déjà condamné par contumace.

De plus , Denise Dusauchoy a elle-même été victime, quelques mois auparavant, de mauvais traitements qu’elle affirme avoir subi de la part des services de l’État congolais et les a attaqué en justice (affaire encore en cours) .

Tous ceux qui suivent l’actualité politique en RDC savent que lors de la précédente arrestation en RDC de Mme Denise Duchaussoy , les services congolais ont eux-mêmes diffusé dans les réseaux sociaux des contenus privés lui appartenant après avoir confisqué ses téléphones.

Comment peut-on alors demander au monde de croire que le même système constitue soudain la garantie de ses droits ? Et ceci , dans un pays qui a rétabli la peine de mort pour mieux intimider le petit peuple, pendant que les plus grands de ses criminels congolais ou étrangers sont systématiquement absous ou protégés.

Le CNRC l’affirme, il n’existe aucun principe de justice défendu dans cette affaire , sauf en façade : il s’agit bel et bien par contre d’une mascarade judiciaire servant des objectifs politiques.

Denise Dusauchoy est surtout une ancienne pièce du système Tshisekedi devenue une adversaire.

Tant qu’elle s’en prenait aux opposants du régime, ses outrances, sa vulgarité, son tribalisme , ses insultes étaient tolérées. Après sa rupture avec le pouvoir, elle est devenue une cible. Mais, que peut reprocher Felix Tshisekedi à Denise Mukendi Dusauchoy quand il est lui-même la meilleure recrue de Kigali en RDC ?

– N’est-ce pas lui qui vient de nommer , en juin dernier, Marcellin Basengezi (un Rwandais sous sanction américaine) à la tête de l’office national de l’identification (ONIP)?

– N’est-ce pas lui qui continue à favoriser allégrement l’infiltration des institutions congolaises par le Rwanda au travers des agents de Kagame que sont le général Gasita, Alexis Gisaro, Azarias Ruberwa, Antony Nkinzo ( son dircab) , Tina Salama ( sa porte parole), André Wameso (Banque centrale) , Mwami Ndeze ( au Ministere de l’interieure et affaire coutumières) , Gilbert Kabanda ( au ministere de la defense) , Vital Kamerhe au Parlement , Ibalanky, John Kanyoni dans le secteur des mines, etc …etc..

– N’est-ce pas lui Felix Tshisekedi qui a introduit la RDCongo dans l’institution scélérate de l’EAC, sans l’accord du peuple congolais et avec le parrainage de Paul Kagame ? Et pourquoi n’en retire-t-il pas la RDCongo jusqu’à présent ?

– N’est-ce pas encore lui , Félix Tshisekedi , qui a choisi d’absoudre le Rwanda et de lui octroyer une prime aux crimes au travers du fameux « accord sans paix » de Washington?

– N’est-ce pas lui , Felix Tshisekedi , qui continue à préserver les intérêts de Kigali en RDC et, qui n’a toujours pas libéré un seul mètre carré des terres congolaises occupées par le Rwanda, malgré ces 2 mandats illégitimes et des milliards de dollars déversés dans son ministère de la Défense inutile , spécialisé uniquement dans les … « replis stratégiques »?

Félix Tshisekedi, le maréchal Pétain congolais, peut-il être comparé à un autre congolais en matière de trahison ? Sa duplicité dépasse l’entendement .

L’affaire Dusauchoy ressemble bien ainsi à un remake des « Animaux malades de la peste » (Fable de La Fontaine) : ceux qui ont longtemps partagé le même système veulent soudain se découvrir des « vertus » judiciaires lorsque l’un des leurs, plus faible, tombe en disgrâce à leurs yeux. Mais, personne n’est dupe.

Et, il y a plus encore.

Denise Dusauchoy détient surtout des informations compromettantes accumulées au cours de ses années de proximité avec différents réseaux politiques, y compris ceux de Tshisekedi lui-même.

Son contrôle est devenu un véritable enjeu et un instrument de pression sur plusieurs responsables et acteurs politiques jugés aujourd’hui insuffisamment malléables par toute personne réussissant à faire main basse sur ce qu’elle détient. Les thuriféraires de Tshisekedi jubilent déjà depuis son arrestation en clamant contre certains de leurs adversaires que « des têtes vont tomber ». Mais, c’est peut être celle de Tshisekedi qui tombera avant les leurs .

Pour le CNRC cette affaire est désormais surtout un mélange explosif de règlement de comptes surtout , de « kompromat » et de manipulation politique: *beaucoup de mise en scène judiciaire donc , et très peu de justice véritable.

Question: Pendant que Kinshasa mobilise des moyens considérables pour récupérer une influenceuse, où est cette même mobilisation pour combattre le Rwanda, récupérer les territoires occupés de la RDC et défendre réellement la souveraineté congolaise ?

Et , le rôle des deux puissances occidentales qui ont agi dans l’ombre rend cette question encore plus fondamentale : comme par le passé leur priorité n’est pas de préserver réellement les intérêts du peuple congolais, mais d’abord leurs propres intérêts stratégiques dans la région.

Autrement , ce sont Kagame , Museveni , Félix Tshisekedi et Joseph Kabila qu’ils auraient du déjà neutraliser, pour que de millions de personnes dans la région des grands lacs africains puissent enfin vivre en paix.

Le CNRC appelle donc les Congolais à ne pas se laisser distraire par cette mise en scène et à tirer au contraire les véritables leçons des manigances du gouvernement de Kinshasa et de ses alliés.

L’affaire Dusauchoy n’est pas seulement l’histoire d’une femme livrée à Kinshasa par un autre pays africain sous pression et aux motivations réelles inavouables.

Elle révèle une lutte pour le contrôle des informations, des réseaux politiques et des équilibres régionaux.

Et derrière cette opération, le CNRC voit surtout une réalité : on ne cherche pas à rendre justice à travers l’affaire Denise Dusauchoy. On cherche surtout à la neutraliser. Mais ne soyez pas surpris demain si, dans un premier temps, on l’oblige d’abord à faire des déclarations favorables au régime en place : ce sera sous contrainte. Ainsi va la RDC….

Paris , le 03 Septembre 2026

Pour le Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC)

Candide OKEKE 

• Responsable du pilotage stratégique du CNRC

• Collaboratrice de Mr Honoré Ngbanda de 2005 à 2021

• Responsable du site www.resistancecongolaise.com

• Vice-présidente National de l’APARECO

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