IXème Jeux de la Francophonie en , pays occupé: Un événement indécent et à hauts risques / Appel à la démission de Mme Louise MUSHIKIWABO (VIDEO & TEXTE)

IXème Jeux de la Francophonie en , pays occupé: Un événement indécent et à hauts risques

Appel à la démission de Mme Louise MUSHIKIWABO

Cacophonie, conflit d’intérêts, détournements de fonds, des révélations inquiétantes sur la sécurité des jeux , des documents sur les salaires impayés du personnel congolais à Kinshasa et des délais de livraison non respectés

Paris, le 07 Juillet 2023 

Le Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC) qui suit de près l’organisation des 9ème Jeux de la Francophonie en République démocratique du Congo , s’est réunie ce Mercredi 05 juillet 2023 . Après avoir , étudié tous les éléments en sa disposition , il lui a paru nécessaire de tirer une véritable sonnette d’alarme relative aux préparatifs visant la mise en place de cet événement . C’est à ce titre que le CNRC commence d’abord en invitant chacun à imaginer par exemple , dans le contexte actuel en pleine guerre entre la Russie et l’Ukraine, qu’arriverait-il si l’on demandait à un bras droit de Monsieur Zelensky ou Monsieur Poutine d’aller organiser un événement sportif ou culturel à Kiev ou à Moscou ? 

Au-delà de l’indécence même que constitue l’organisation de telles festivités en temps de guerre, pendant qu’une partie de la population essaie d’échapper aux massacres sous les bombes ou se bat tout simplement pour son pays sur les champs de bataille etc …, de part et d’autres ainsi que pour tout observateur averti , le risque même d’un « sabotage » est trop évident pour que de telles options puissent être envisagées. 

Le Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC en sigle) note que c’est pourtant pratiquement un tel choix incongru qui a été fait par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF en sigle).  

1.   Désignation de  Madame Mushikiwabo à la tête de l’OIF : un choix regrettable et imprudent 

Le Rwanda et la RDC sont en guerre depuis plus de deux décennies. Cette agression rwando ougandaise contre la RDC a provoqué des millions de morts en République démocratique du Congo ,  comme l’a reconnu l’ONU il ya des années déjà. Et aujourd’hui , on parle de 12 millions de morts congolais et au moins 500 000 femmes congolaises violées . 

Avec de tels faits, depuis plusieurs mois , le Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC en sigle) ainsi que plusieurs mouvements citoyens se sont insurgés ouvertement contre l’organisation des 9èmes Jeux de la Francophonie en République démocratique du Congo. 

En effet , il est inconcevable qu’en plus d’être violées , massacrées abandonnées à leur sort sans que justice ne leurs soit rendue, que les victimes congolaises soient contraintes d’accueillir des festivités indécentes,  au vu de la situation , en l’honneur de leurs bourreaux d’une part et de ceux dont l’indifférence à leur sort traduit un insupportable mépris.

 Alors que le pays connait une crise sécuritaire sans précédent avec son cortège des massacres et drames humains particulièrement dans le Kivu, les pays membres de l’OIF et leurs alliés illégitimes au pouvoir  en RD Congo  ont choisi de faire fi de toutes considérations morales ou humanitaires en privilégiant les calculs politiques .

Plusieurs manifestations ont été organisées de Paris à Kinshasa en vain. Malgré tout cela, l’Organisation internationale de la Francophonie s’est honteusement rangée derrière sa Secrétaire générale, Madame Louise Mushikiwabo pourtant bras droit du président rwandais Monsieur Paul Kagame, l’Hitler africain, artisan de l’holocauste qui perdure en RDCongo et dont elle a été la ministre des Affaires étrangères de 2009 à 2018. 

Cette dernière a même obtenu un 2ème  mandat à la tête de l’OIF en 2022. Peut-on réellement croire que dans tout le monde francophone il n’y avait pas des compétences plus avisées et des choix plus judicieux que celui-là ? Surtout lorsque  l’on sait que le Rwanda est devenu un pays anglophone, a rejoint le Commonwealth et n’a cessé de combattre les intérêts français à commencer par l’image de la France à travers le monde ? De plus, tous les experts (indépendants) de la région des grands lacs africains savent que la guerre menée par le Rwanda contre la RDC est, à l’origine, une guerre de l’administration américaine Clinton contre les intérêts français dans cette région et même dans toute l’Afrique .

A ce sujet , dans un message adressé à la communauté internationale en mars 2018 , le défunt Monsieur Honoré Ngbanda (Responsable du pilotage stratégique du CNRC  jusqu’à son décès en mars 2021) a rappelé ceci : 

« En effet, dans les années 1990, après la chute du mur de Berlin, alors qu’il n’y avait aucun conflit armé au Zaïre, l’Administration américaine de Bill Clinton décida de briser l’équilibre des relations qui étaient nécessaires durant la guerre froide entre les Etats-Unis et leurs alliés européens dont particulièrement la France dans le domaine du partage de leurs zones d’influence sur le continent africain. 

A cet effet, nous relevons les témoignages des deux Secrétaires d’Etat américains qui ont déclaré publiquement cette guerre d’influence à la France et aux pays européens. Mais malheureusement, cette guerre déclarée entre ces puissances occidentales ne se déroulera pas sur leurs territoires respectifs, mais en Afrique. Et particulièrement au Zaïre, leur principale cible. Bien plus, l’objectif de cette guerre a été, lui aussi, ouvertement proclamé par les Etats-Unis. Le sous-secrétaire d’Etat Georges Moose a déclaré ceci devant le Sénat américain en 1993, je le cite : « Nous devons assurer notre accès aux immenses ressources naturelles de l’Afrique, un continent qui renferme 78% de réserve mondiale de chrome, 89% de platine et 59% de cobalt », fin de citation. Le but de l’expédition militaire en RDC est donc clairement énoncé ici. Il s’agit d’une guerre qui avait pour objectif de permettre aux Etats-Unis d’Amérique d’avoir accès directement aux immenses et précieuses ressources africaines. 

Deux ans après la déclaration de Georges Moose, le Secrétaire d’Etat au commerce, Ron Brown, sera plus incisif au sommet franco-africain de Dakar en mai 1995 lorsqu’il déclara ceci, je le cite: «Les Américains vont tenir la dragée haute aux partenaires traditionnelles de l’Afrique, à commencer par la France. Nous ne laisserons plus l’Afrique aux Européens » fin de citation. (Cfr. Robin Philipot dans « Ça ne s’est pas passé comme ça au Rwanda.» P.196) » 

Le CNRC note que tenant compte de ce rappel des faits , le rôle de proxy que joue le Rwanda pour certains intérêts anglo-saxons aurait dû constituer une véritable préoccupation pour l’OIF. La présence de Madame Mushikiwabo à la tête de cette institution parait donc particulièrement contestable et ne peut qu’inciter à la prudence .

La RDC est l’un des plus grands pays francophones avec ses 100 millions d’habitants, soit environ un tiers des francophones dans le monde. Alors que notre pays est victime d’une guerre sournoise Il est étonnant que la RDC ne soit pas plus soutenu par l’organisation internationale de la Francophonie bien qu’ un dixième de notre population a déjà été exterminée et que ces massacres se poursuivent encore au vu et au su de tous . 

Malgré  de nombreux rapports des experts de l’ONU , des ONG des Droits de l’homme dénonçant le soutien du Rwanda aux milices ou au mouvement des terroristes rwandais du M23 sans qu’aucune condamnation  ou encore   moins des sanctions ne soient prises à l’encontre du Rwanda ou de l’Ouganda les pays agresseurs de la RDC.

2.   Organisation des 9ème Jeux de la Francophonie : Chronique d’un fiasco annoncé ? 

C’est dans ce contexte que le CNRC a suivi de près les préparatifs liés à cet évènement. Les différents contacts pris auprès des réseaux de Monsieur Honoré Ngbanda à l’intérieur du pays y compris auprès de certains responsables au cœur de l’organisation même de ces jeux, nous incite à tirer une véritable sonnette d’alarme.   

Nos réseaux ont pu échangé avec quelques acteurs clés au sein de l’organisation. Ces derniers nous ont fait part de leur consternation et leur grande inquiétude au vu des faiblesses que l’on peut relever du fait de leurs expériences dans ce type d’évènements au niveau international.D’après le constat alarmant qui en ressort, il y a lieu de revoir les points suivants si ces Jeux devaient être maintenus :

1.    La sécurité de toute la chaîne d’approvisionnement des aliments (village + hôtels) 

2.    La sécurité de l’entreposage et le conditionnement des aliments (village et hôtels) 

3.    La sécurité des installations culturelles et sportives 

4.    La sécurité de divers événements et lieux d’entraînements des diverses délégations dans la ville 

5.    La sécurité des tronçons de déplacement, des véhicules et la nécessité  de fiches crédibles sur l’aptitude, l’identité des chauffeurs et des accompagnateurs 

6.    La sécurité des sites touristiques et de restauration dans la ville 

7.    La sécurité des hôpitaux retenus et des environs des hôtels et hôpitaux 

8.    La sécurité relative aux services de nettoyage, d’entretien, de restauration et de lavage de linge au village

9.    Exiger des fiches crédibles des volontaires congolais et étrangers 

10. Faire un check crédible du personnel au village et dans toutes les installations sportives et culturelles 

11. Prendre les dispositions nécessaires pour pallier au manque d’ambulances (cf document ) et de véhicules anti-incendie dans la ville de Kinshasa.

12. Tenir compte du manque de respect des délais de livraisons de certains équipements (minimum 3 mois avant l’évènement) ce qui remet en cause la possibilité de pouvoir en évaluer la qualité (Cf cahier des charges de l’OIF)

Nos interlocuteurs estiment aussi que pratiquement à tous les niveaux , la majorité des personnes participants à l’organisation de cet évènement ne sont pas assez qualifiées . Il en ressort même qu’au vu des nombreuses failles constatés dans l’organisation de ces jeux et par expérience , toutes les conditions sont réunies pour que si rien n’est fait et si des individus malveillants en prennent l’initiative, on pourrait facilement revivre des évènements tragiques comme ceux des sportifs togolais en Angola.

Le CNRC a également été informé du fait qu’à ce jour une bonne frange du personnel de ces Jeux enregistrent plusieurs mois d’arriérés de salaires (Cf Documents ci-dessous) . Et à ce sujet , les réseaux de Monsieur Honoré Ngbanda à Kinshasa nous ont fourni la lettre qui a été adressé à Madame Mushikiwabo par Monsieur Didier Tshiyoyo Mbuyi « Haut Représentant honoraire du chef de l’Etat, en charge des IXè Jeux de la Francophonie » . Notre interlocuteur nous a informé qu’il y a en réalité eu un détournement des fonds alloués aux Jeux par l’équipe sortante du FCC qui lorsqu’elle a été remplacée par une nouvelle équipe à l’arrivée de Félix Tshisekedi , s’en est allée sans procéder à une véritable remise et reprise,  et encore moins, sans justifier de la disparition des premiers fonds déjà alloués pour l’organisation de ces Jeux.

 Le CNRC s’interroge d’abord sur l’incapacité du gouvernement congolais à se retourner d’abord vers ceux des congolais qui ont reçu d’autres fonds sans rendre des comptes . Nous nous étonnons aussi, du silence , de l’inaction de l’OIF  et de Mme MUSHIKIWABO à ce sujet,  au point de prendre le risque d’avoir un personnel démuni et mécontent au sein de l’organisation, alors que cela augmente de ce fait les risques sécuritaires vu le niveau de corruption qui existe en RDCongo actuellement. On peut donc se demander si Madame Mushikiwabo et son équipe ne couvrent pas tout simplement « l’autorité morale » du FCC , « Joseph Kabila » ancien kadogo et officier rwandais , dont les accointances avec l’Hitler africain Mr Paul Kagame ne sont plus à démontrer.   

Toujours concernant ces jeux, le CNRC a également pris l’avis d’un architecte, inspecteur des travaux pour différents projets de la Banque mondiale notamment en RDCongo.  Ce dernier a également émis des sérieuses réserves quant au bon déroulement de ces Jeux et du véritable « désordre organisé » que l’on y constate déjà.. A titre d’illustration, il a estimé  par exemple et d’une manière générale , qu’il n’y a pas eu suffisamment d’enquêtes préliminaires pour l’implantation des sites pouvant recevoir les jeux ou particulièrement  les équipements sportifs et culturels souhaités par les organisateurs. De ce fait : 

1.    Il y’a lieu de s’attendre à des gros problèmes de gestion des trafics et d’accès par rapport à la voirie existante. Il estime que dans la configuration actuelle de la ville de Kinshasa, les trafics seront pratiquement ingérables pour la circulation des athlètes ou du personnel des jeux devant se déplacer entre des sites comme  le stade des martyrs , le stade Tata Raphael, leurs logements au campus universitaire, etc …  Ces difficultés poseront fatalement un énorme problème de sécurité  des participants aux Jeux. 

2.    Il s’est également inquiété par exemple , du manque de délimitation entre le parc des équipements et les immeubles existants ainsi que de l’énorme problème de surveillance que cela pose . Il n’y a par exemple pas suffisamment de zones tampons à son avis. De plus pour que les va et vient des athlètes soient relativement assurés, il faudrait que tous les axes concernés par leurs déplacements soient éclairés (l’obscurité favorise l’insécurité) . Le moindre incident pourrait entrainer des conséquences graves et imprévues.

Au vu de ces faits , le CNRC dénonce l’amateurisme et l’irresponsabilité du gouvernement congolais qui continue à s’entêter à organiser cet évènement alors que les conditions ne le permettent pas . Le CNRC estime que  dans leur configuration actuelle, avec une telle cacophonie dans la préparation et les conditions encore inappropriées d’accueil, ces IX è Jeux de la Francophonie constituent non seulement une menace pour la sécurité des populations kinoises mais aussi des délégations qui projettent de venir y participer. Le gouvernement congolais aurait dû être le premier protagoniste à tirer les conséquences qui s’imposent, mais il reste égal à lui-même.

Les retraits successifs du Québec, de la Wallonie-Bruxelles et autres  sont à saluer. Mais , plus surprenant encore et même suspect , le CNRC a appris que la délégation du  Rwanda, le pays dont la Secrétaire générale de l’OIF Mme Mushikiwabo est originaire aurait été la première à refuser de participer à ces Jeux . Ce paradoxe augure que l’objectif poursuivi par les organisateurs de cet événement procède d’un agenda caché, voir même d’un véritable sabotage qui remet largement en question la pertinence de la présence de Madame MUSHIKIWABO à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Le CNRC, tout en félicitant les pays qui ont anticipé sur les dangers que représente l’organisation de ces Jeux francophones à Kinshasa, tient à rappeler aux délégations qui persistent à vouloir se rendre à Kinshasa coûte que coûte, que la RD Congo est un pays endeuillé qui ne demande qu’à pleurer ses morts par millions et non se voir imposer une fête qui s’apparente à un mépris à la fois de son état actuel et vis-à-vis de son peuple meurtri.
Comment des États francophones qui sont censés être solidaires des populations francophones s’entêtent à vouloir venir  jubiler là où les populations hôtes croupissent dans une désolation et une misère dont la communauté internationale s’accommode et particulièrement la Francophonie ? 

Tout ceci dans une ville à la fois insalubre et  où l’insécurité est en recrudescence de surcroit depuis ces derniers mois, avec à la fois des enlèvements , des massacres dans la ville et en périphérie , des hordes de jeunes délinquants « kuluna » qui sevissent dans plusieurs quartiers de la ville sans que la police arrive à en venir à bout. Le gouvernement congolais dont les membres vivent comme dans une espèce d’apparteid dans la ville n’osent pas eux-mêmes s’aventurer dans ces lieux où la population vit pratiquement abandonné à son triste sort. 


Eu égard à ce qui précède, le CNRC appellent tous les pays membres de l’OIF à commencer par la France à un sursaut nécessaire pour éxiger en premier lieu la démission de Madame Mushikiwabo . 

Le CNRC rappelle également que face à cette chronique d’un fiasco annoncé, il est encore temps d’annuler tout simplement ces jeux et d’éxiger dans le futur que les prochains pays hôtes ou demandeurs pour organiser de tels évenements de commencer d’abord par réunir les qualités nécessaires avant même d’en faire la demande. C’est seulement avec de telles exigences que certains pays dont les dirigeants s’avèrent irresponsables s’attèleront à faire preuve d’un peu moins de médiocrité. 


Pour le CNRC, cette édition des Jeux de la Francophonie comporte des risques graves, notamment terroristes, et nécessitent impérativement une annulation.

Tous les peuples ont droit à la dignité, le peuple congolais surtout, et aucune organisation fédératrice consciencieuse ne peut se permettre de faire fi de ce sacro-saint principe.

Le CNRC dit résolument NON, à ces XI è Jeux de la Francophonie à Kinshasa, juste pour la gloire des officines obscures et notamment d’un pouvoir honni par le peuple congolais.

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo et son peuple. 

Pour le CNRC,

Candide OKEKE

Responsable du Pilotage Stratégique

du Conseil National de la Résistance Congolaise

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